Les circonstances de la construction d’une église aux XII-XIII èmes siècles à Chamarande demeurent énigmatiques pour  un village qui comptait une cinquantaine d’âmes. Mais il faut bien constater le caractère stratégique du site retenu, à la charnière du bourg et du domaine et, de surcroît, à deux pas de la fontaine.

Telle qu’elle nous paraît aujourd’hui, l’église ancienne possède encore une travée de chœur du XIIème siècle ainsi qu’une autre du XIIIème siècle sur laquelle s’appuie le clocher (inscrit aux monuments historiques) à peu près contemporain de cette dernière.

La restauration de l’église au XIXè siècle dû au Duc de Persigny, permet de reconstruire deux travées, de la nef dans l’alignement et semblables à celle du chœur. Le mobilier ancien est conservé : retable du chœur, chaire de la nef, tableaux (Assomption de la Vierge, copie de Murillo ; Adoration des mages ; Sainte Martine). Une stèle commémorant les bienfaits dispensés par le Duc de Persigny à la paroisse est alors fixée dans le mur méridional de la nef. La chapelle funéraire du Marquis de Talaru et des membres de sa famille, enchâssée dans le mur septentrional du chœur, et donnant sur le cimetière ceinturant l’église, sera conservé telle quelle.
© Antoine LEBAS