Avant l’installation de l’eau courante, l’eau potable était puisée quotidiennement à la fontaine Saint-Quentin, proche de l’église, qui passait pour guérir les coliques enfantines. Dès 1888, un puits était foré sur la place du calvaire afin d’alimenter en eau potable l’extrémité de la commune.

Il semble qu’assez tôt Chamarande ait disposé d’un lavoir communal puisque son existence est attestée par un courrier officiel de 1817, et qu’en 1828 un devis prévoyant des travaux d’entretien à la charpente donne à penser que ce lavoir était déjà couvert.

Pourtant, en 1851, la municipalité envisage de reconstruire son lavoir mais se voit refuser toute subvention car le projet “ne renferme aucun moyen de lessivage ou de séchage”. Néanmoins, la préfecture autorise la comunne en 1853 à reconstruire son lavoir selon un paiement annuel de trois mille francs répartis sur quatre annuités.

Le lavoir est ainsi construit en 1858 selon les plans de l’architecte M. Magne. L’originalité de la construction tient au fait que le bassin, approximativement carré, n’est que partiellement couvert offrant plusieurs avantages : protéger les lavandières tout en assurant un éclairement maximal du bassin; mais aussi limiter les frais de couverture.

Aujourd’hui le lavoir ainsi que la fontaine ont perdu leur utilité première ; ils constituent, désormais, les éléments d’un patrimoine rural qui témoigne d’un mode de vie passé et contribue au charme de notre village.
© Antoine LEBAS