La vie de CHAMARANDE est intimement liée à l’histoire et à l’environnement.
Entouré de forets qui sont le lieu de promenade de nombreux Franciliens , on y trouve surtout un domaine remarquable avec un château du 17ème siècle dans un parc de 98 hectares.
Il est à la fois la mémoire de notre département avec la présence des archives départementales, et un lieu de vie au travers du centre culturel d’art contemporain et des diverses manifestations qui y sont organisées
Il est le parfait un symbole de la transition entre passé, présent et avenir.

Un peu d’histoire
Un premier château aurait été établi au lieu dit « Bonnes » (nom issu d’un certain Ursio de Bonnis), vers 811 par Arteld, frère du biographe de Charlemagne, Eginhard. Toutefois, les fouilles effectuées établissent que le lieu ne fût jamais fortifié.

En 1654, Pierre Mérault, secrétaire du roi Louis XIV acquiert le domaine et fait construire le château actuel par l’architecte Nicolas de l’Espine.

Le domaine vendu en 1684 à Clair Gilbert d’Ornaison de Chamarande, premier valet de chambre du roi Louis XIV  reçoit en 1685 par lettres patentes de Louis XIV le droit d’ériger Bonnes en comté de CHAMARANDE.
Louis de Talaru marquis de Chalmazel hérite du domaine en 1737, il agrandit la seigneurie et fait transformer le parc par l’architecte Contant d’Ivry. Celui-ci dessine le jeu de l’oie, édifie l’auditoire,  le pavillon de chasse et l’orangerie et réaménage le décor intérieur du château. Sous la révolution, Louis-Justin-Marie, marquis de Talaru, remet en état le domaine restitué à sa famille et fait dessiner le parc à l’anglaise.

A partir de 1857, le propriétaire Jean-Gilbert-Victor Fialin, duc de Persigny, ministre de l’intérieur de Napoléon III  réalise de nombreux aménagements ; une galerie au rez-de-chaussée du château, le mur d’enceinte du domaine, dote la chapelle d’élégants vitraux, achève la transformation du parc à  l’anglaise. De nouvelles dépendances sont édifiées ; une ferme, des étables, une bergerie, une volière, un chenil, une glacière et un jardin d’hiver. Il fait construire pour le village une mairie-école et la gare du Paris/Orléans.

En 1876, le château est acquis par Aristide Boucicaut, fondateur du Bon Marché, qui fait aménager une salle à manger des chasses dans le goût Renaissance. Après 1913, la cascade est ornée de copies des statues des fleuves du parc de Versailles. Sa veuve épouse en secondes noces le Docteur Marie-Joseph-Laurent Amodru qui demeurera châtelain et maire de Chamarande jusqu’en 1922.

Un autre point, moins connu est,  que de 1923 à 1951, le château fût un haut lieu de formation du Scoutisme en France (la formation des responsables territoriaux des Scouts et Guides de France s’appelle toujours le « Cham » en référence à CHAMARANDE

En 1957, le dernier propriétaire privé est Auguste Mione, président de « la Construction moderne Française » avant le rachat du domaine en 1978 par le Conseil Général de l’Essonne qui depuis œuvre à la restauration de cet ensemble architectural et à la mise en valeur des 98 hectares du parc.
© Antoine LEBAS