Accueil du site Histoire / Environnement Les personnages

Les personnages

Laurent AMODRU

Maurice ARNOUX

 

Laurent AMODRU

Marie Joseph Laurent Amodru est né le 9 octobre 1849 à Saint-Vallier dans la Drôme et décédé le 27 avril 1930 à Chamarande. Homme politique français, il fut député de Seine et Oise de 1893 à 1910 et de 1914 à 1928.

Un buste du Docteur Amodru trône dans la Salle du Conseil de la commune de Chamarande.

Après avoir terminé ses études secondaires, Laurent Amodru s'inscrivit à la Faculté de Médecine de Paris. Candidat à l'internat des hôpitaux, il fut reçu parmi les premiers et sa thèse de doctorat en médecine (consacrée à la Transsudation des Liquides à travers les membranes séreuses) remporta la médaille d'argent. Il se spécialisa aussitôt dans l'étude de la législation médicale.

Il épousa en 1881 Mme Alice Ybert (veuve de M. Antony-Aristide Boucicaut, fils du créateur du "Bon Marché") et devint le nouveau Châtelain de Chamarande. A ce titre, il est à l'origine après 1913, de l'ornement de la cascade par des copies des statues des fleuves du parc de Versailles. Le Dr Amodru achète à Vichy, en 1891, un des châlets ayant appartenu à Napoléon III et la Villa Marie-Louise. Le 22 décembre 1922, il revend tous les biens hérités de son épouse décédée en mai 1921, à Mme Marthe Céline Stéphanie Derveaux (1883-1948), veuve de M. Jules Eugène André Thome, mais le Dr Amodru s'en réservant l'usufruit, elle n'aura la jouissance de la totalité de ses biens qu'à son décès. La même année, il vend la Villa Marie-Louise à un autre député. 

Le Dr Amodru est catholique, mais il est un républicain loyal et non moins clairement engagé à gauche. En 1905, il vote contre la Loi de Séparation de L'Eglise et de l'Etat. A partir de 1922, le Château de Chamarande deviendra un des hauts lieux de formations du Scoutisme en France et les restera jusqu'en 1950.

A ce jour, la formation de Responsables Territoriaux des Scouts et Guides de France s'appelle toujours le CHAM, en référence à Chamarande.

 

Sa carrière politique

Propriétaire du Chateau de Chamarande, le Docteur Amodru posa sa candidature au conseil municipal de cette commune, fut élu, en devient Maire en 1880 et le demeura jusqu'à sa mort en 1930.

En 1886, il se fit élire Conseiller Général du canton de la Ferté-Alais, qui lui renouvela son mandat régulièrement. Par deux fois ses collègues lui donnèrent la présidence de l'assemblée départementale, de 1901 à 1908 et de 1920 à 1922. Il se préoccupa plus particulièrement du sort des malades et blessés nécessiteux des communes dépourvues d'hôpitaux en 1892 et fit adopter, en 1901, un projet d'assistance à la maternité en Seine-et-Oise.
Sous son active administration une impulsion nouvelle fut donné aux travaux de voirie sur la commune de Chamarande dont il paya de ses deniers une partie de la dépense ; Il fera don à la commune du terrain où sera édifié le monument aux morts et participera, largement à son financement.

Il se préoccupa plus particulièrement du sort des malades et blessés nécessiteux des communes dépourvus d'hôpitaux.
Aux élections législatives de 1893, il fut élu député de la circonscription d'Etampes. Il se fit remarquer à la Chambre par diverses interventions concernant notamment : l'assainissement de Paris et de la Seine (1894) ; les modifications à apporter au régime fiscal des successions, donations et mutations (1895) ; la cession à la Compagnie de P.O., d'immeubles domaniaux pour l'édification d'une nouvelle gare (1897).
Réélu dans la même circonscription aux élections générales de 1898, il demanda, en 1900, le doublement des voies de chemin de fer entre Brétigny et Etampes et exposa, en 1901, les mesures qui selon lui devaient être prises pour lutter contre la tuberculose. Ses électeurs lui renouvelèrent une confiance accrue en le renvoyant siéger à la Chambre aux élections générales de 1902. Il prit part à la discussion du budget de 1903, en signalant à l'Assemblée la situation des ouvriers de la poudrerie du Bouchet, et du budget de 1906, en s'intéressant à la taxe sur les bicyclettes. Il fut réélu aux élections générales du 6 mai 1906. Les arrondissements de Corbeil et d'Etampes ayant été ravagés par des orages de grêle en 1908, il demanda un crédit de 1.200.000 Francs pour indemniser les victimes. Aux élections générales de 1914, il fit à nouveau acte de candidature et fut élu dans son ancienne circonscription.

Pendant la guerre de 1914-1918, il fut mobilisé comme médecin-major de 1ère classe et prit la direction des hôpitaux auxiliaires de Paris et des départements de la Seine et de la Seine-et-Oise. Il créa en outre, dans cette même région, un nombre considérable de formations sanitaires qui purent recevoir pendant les hostilités près de 110.000 blessés ou malades militaires. Pendant cette période, il intervint à la Chambre sur l'interdiction de l'absinthe (1915). Aux élections générales de 1919, il fut élu par le département de Seine-et-Oise à la majorité absolue sur la liste républicaine d'union nationale démocratique et revint à la Chambre aux élections générales de 1924. Il ne se représenta pas aux élections de 1928.
Durant ces deux dernières législatures, il fut membre de la Commission des travaux publics et des moyens de communication.

(Sources pour partie : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940)

Retour haut de page  haut_de_page 

 

Maurice ARNOUX

Aviateur et Commandeur de la Légion d'Honneur, Maurice Arnoux est né le 7 septembre 1895 à Montrouge. Son père, d'origine franc-comtoise, est secrétaire de section au Conseil d'Etat.

Tout petit, Maurice montre un intérêt certain pour la construction mécanique et le mouvement des machines. A 13 ans un spectacle le marquera particulièrement, c'est le premier vol de Paulhan en 1908. Il vient de trouver sa vocation. Jusqu'à l'âge de 16 ans, Maurice poursuit ses études au lycée Michelet à Vanves. Après les cours, il se rendait sur les terrains où commençaient à piloter Louis Blériot et Henri Farman. Dès qu'il le peut, il quitte le lycée et commence des études spéciales à l'école d'électricité et de mécanique industrielle de la rue Violet, à Paris, pour devenir ingénieur.

En 1912, à 17 ans, il connaît une grande joie grâce à Pierre-Émile Gougenheim, chef pilote de l'Ecole Farman à Étampes : il obtient un baptême de l'air, ce qui le renforce dans sa vocation. Il a alors l'idée de réaliser des petits moteurs d'avion avec son ami Mauny, dont le père possède un atelier de mécanique à Montrouge.

Deux ans plus tard, c'est la guerre. La "Grande guerre". Maurice ne songe qu'à une chose : s'engager. Malheureusement, il est déclaré inapte pour "mauvais fonctionnement du coeur". Il n'accepte pas ce diagnostic et ne renonce pas, alors il se débrouille. Il réussit à se faire affecter au 2ème groupe d'aviation stationné près de Lyon.

Le 1er mars 1915, il est affecté à l'escadrille M.F. 99 et est désigné comme conducteur-mécanique d'un des pionniers de l'aviation : Louis Paulhan. Ils sont envoyés dans les Balkans où ils passent une quinzaine de jours à la frontière roumaine. Il est récompensé par une citation à l'ordre de l'Armée Serbe, la croix serbe des "Vertus militaires" et la Croix de guerre française avec Palme.

Rentré en France en 1916, Maurice fait sa demande pour être élève-pilote. Le 18 février, son dossier est accepté et il est affecté à la 4ème compagnie à Dijon. Après examen, le voilà désigné pour l'école d'Etampes. Il est breveté pilote militaire (brevet n°3539) et son rêve désormais : voler dans le ciel de Verdun. Il sera exaucé.
Il connaîtra, au-dessus des tranchées ennemies, son baptême du feu. Il est envoyé au front à Verdun. Sergent, il commence comme pilote d'avion d'infanterie, c'est-à-dire qu'il vole très bas afin de soutenir les fantassins, à 80km/h dans cet avion qu'il appelle "la cage aux poules". Grâce à la reprise du Fort de Douaumont et à son rôle d'informateur, il est cité à l'Ordre du Corps d'Armée, en novembre 1916. Affectéen 1917 à l'escadrille de chasse "Nieuport 49", sur un monoplace, il accumule les citations (5 à l'ordre de l'Armée aérienne). Il obtient la Médaille Militaire (1918), la Croix de Guerre et est fait Chevalier de la Légion d'Honneur (en 1919, il a 23 ans). Il est nommé sous-lieutenant en mars 1919 puis lieutenant-réserviste en mars 1922, capitaine en 1930 et commandant en 1938.

Après la guerre, il se marie, a trois enfants et devient industriel à Montrouge où Il crée un aéro-club. Breveté pilote civil, il participe à de nombreuses courses et bat de nombreux record (coupe Dunlop, Zénith et record d'altitude). En 1933, il bat le record de vitesse des 100km pour monoplace de 350kg à 304 km/h de moyenne.

En 1939, à la mort de son père, il est élu Maire de Chamarande. Aimé et apprécié, il montrera dans la gestion de sa commune autant de courage que celle qu'il affiche dans le ciel.

Quand la seconde guerre mondiale est déclarée, la "Drôle de Guerre", Maurice rejoint son poste de mobilisation au 3ème groupe d'aviation de chasse. En juin 1940, Maurice Arnoux est décoré de la Croix de guerre avec palme, elle vient coiffer celle de 14-18. Quelques jours plus tard, il est cité à l'ordre de l'armée. Le 6 juin 1940, vers seize heures, le Morane 406 CN 132 d'Arnoux passe en rase-motte au-dessus d'Angivillers (Oise). En direction de sept chasseurs ennemis. Une lutte inégale. Elle durera plus de dix minutes pourtant. Sans doute sérieusement blessé, Arnoux a piqué vers le sol, train d'atterrissage sorti, pour essayer de se poser... En vain : le Morane, après avoir touché une petite colline, ira s'écraser dans un champ. Les sept chasseurs ennemis viendront parachever leur œuvre en mitraillant les pauvres restes.

 

Sa dernière citation, à titre posthume :
"Officier d'élite et aviateur prestigieux, mort pour la France en combat aérien, après avoir servi l'aviation et son pays de façon éclatante. Cité huit fois à l'ordre pendant la guerre de 14-18, devient en temps de paix, dans les compétitions internationales, un pilote de réputation mondiale. Ayant repris, en 1939, sa place dans un groupe de chasse, fit l'admiration de ses camarades plus jeunes, par ses hautes vertus morales et sa remarquable virtuosité professionnelle. Trouva le 6 juin 1940, une mort glorieuse dans un combat inégal contre sept adversaires, donnant à une carrière exceptionnelle le couronnement d'une fin chevaleresque". 

(Source pour partie : Marcellin Richard, Maurice Arnoux - Aviateur 1895-1940 - commandeur de la Légion d'honneur).

 

Retour haut de page  haut_de_page 

Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE et devint ainsi le nouveau châtelain de Chamarande, dont il est élu conseiller municipal en 1883, puis maire en 1888: il le restera jusqu’en 1922.
 

Agenda

Mars 2012 

CARNAVAL

Dimanche 25 mars
avec les Percuterreux d'la Beauce
Défilé déguisé dans les rues du village avec BINOT monsieur Carnaval

 

 
Lire la suite...
 

Avil 2012 

CONCERT POP/VARIETES

 

Samedi 7 avril à la salle des fêtes
avec le groupe SWEET SONGS 
Lire la suite...
 

Juin 2012 

FÊTE DE L'ETE

Samedi 23 juin sur le terrain communal
 
 

Lire la suite...
 
| ACCÈS RÉSERVÉ | Mairie de Chamarande © 2010 - Crédits - Mentions Légales