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Les récentes campagnes de fouilles
ainsi que les multiples recherches historiques conduisent à penser que le
site du château actuel ne porta jamais de forteresse. Le lieu-dit
"Montfort" semble seul, sur le territoire communal, susceptible
d'avoir comporté une construction fortifiée. En
1563, François Hurault, prévôt des marchands de Paris et ami personnel du roi
Henri IV, acquiert les deux seigneuries constituant l'actuel domaine et y
réside. On peut raisonnablement lui attribuer la construction du premier
château de Chamarande correspondant aux bâtiments de l'actuelle commanderie.
Après sa mort en 1613, son fils Jean lui succède et étend le domaine. Le
château, qui a souffert des troubles de la Fronde, est revendu en mauvais
état en 1654. Le
nouvel acquéreur, Pierre Mérault, est secrétaire du roi. Le nouveau seigneur
de Bonnes (ancien nom de Chamarande) entreprend l'édification d'un nouveau
château qu'il confie probablement à l'Architecte Nicolas de l'Espine.
Parallèlement, il fait redessiner le parc - que nous connaissons grâce aux
dessins de La Pointe - et accroît l'étendue du domaine qu'il porte à un
millier d'hectares utiles. En
1684, Clair-Gilbert d'Ornaison rachète le domaine et reçoit du roi, par
lettres patentes de Après
la révolution, Louis-Justin-Marie, marquis de Talaru, remet en état le
domaine restitué à la famille sous le consulat ; maire de Chamarande, il
conserve le domaine jusqu'à sa mort en 1850. Pierre
et René Robineau, qui rachètent le domaine en 1852, le revendent cinq ans
plus tard à Jean-Gilbert-Victor Fialin, comte de Persigny. Le comte, devenu
duc héréditaire en 1863, est un ami personnel de l'empereur Napoléon III et
figure parmi les hauts dignitaires du régime. C'est à cette époque que le
château prend son aspect actuel : outre l'installation d'un mobilier d'une
extrême richesse, le duc y fait aménager la galerie du rez-de-chaussée,
construit le mur d'enceinte du domaine, achève la transformation du parc à
l'anglaise, ajoute de nouveaux communs ainsi qu'une volière, crée une autre
glacière, bâtit étables et bergerie,... A
partir de 1876, Anthony-Aristide Boucicaut y installe une salle à manger des
chasses dans le goût Renaissance. Sa veuve épouse en secondes noces (1881) le
Dr Marie-Joseph-Laurent Amodru qui demeurera châtelain et maire de Chamarande
jusqu'en 1922, ainsi que député de Seine-et-Oise. Auguste Mione, qui préside
"La Construction moderne française", est le dernier propriétaire du
château (1957) avant son rachat, en 1978, par le Conseil général de l'Essonne
qui, depuis, oeuvre à la restauration de cet ensemble architectural et à la
mise en valeur des cent hectares du parc. |
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