Carte d’identité du village

Informations utiles
Superficie : 575 ha
Arrondissement d’Etampes
Canton de Dourdan
Préfecture : Evry
Sous-préfecture : Etampes
Communauté de Communes : Entre Juine et Renarde
Députée de l’Essonne : Laëtitia ROMEIRO DIAS
Sénatrice :
Président du Conseil Départemental : François DUROVRAY
Conseillers départementaux de Dourdan : Dominique ECHAROUX et Dany BOYER
Chamarande fait également  parti du Parc Naturel Régional du Gâtinais Français

La population
Dénominations des habitants : Les Chamarandaises et les Chamarandais
Nombre d’habitants : 1 156 (données INSEE 2018), (1 148 en 2014, 1 111 en 2009, 1 026 en 1991, 901 en 1990)
Population : 50,4 % d’hommes, 49,6 % de femmes.
Lieu de résidence 5 ans auparavant : 26,7 % n’habitaient pas la commune.
Type d‘activité : 47,6 % sont en activités, 3,5 % sont au chômage, 16,8 % sont retraités.
Composition des ménages : 26,3 % vivent seuls, le nombre moyen de personnes par ménage est de 2,5, 88 % des ménages disposent d’au moins une voiture.

D’où provient le nom de Chamarande
L’histoire de la commune de Chamarande est intimement liée au destin du Château du même nom.
Au début Chamarande se nommait « Bonnes », ce nom proviendrait d’un ancien propriétaire du Château, un certain Ursio de Bonnis.
En 1684, Gilbert d’Ornaison de Chamarande rachète le domaine et reçoit du roi par lettres patentes de 1685, l’autorisation d’ériger Bonnes en Conté de Chamarande.

L’accès  à Chamarande
Depuis Paris
: Porte d’Orléans, A6  direction « Chartres-Orléans », Sortie « Etampes » par N20 sur la gauche, N20, sortie « Etréchy-Chamarande » puis suivre les panneaux direction « Chamarande ».
Depuis Orléans : N20 direction « Paris », Sortie « Etréchy/Chamarande » puis suivre les panneaux direction « Chamarande ».
SNCF : RER C – gare de Chamarande

La Mairie

Adresse : 2 Place de la Libération 91730 CHAMARANDE

Tel : 01 60 82 20 11   / Fax : 01 60 82 64 09
Email : mairiechamarande@orange.fr
Site Internet : www.chamarande.fr

Jours et heures d’ouverture :
–  Lundi et vendredi de 15h à 18h
– Jeudi de 15h à 19h
– Samedi :  1er et 3ème du mois de 9h30 à 12h
Fermé le mardi et le mercredi

Journaux d’information :
–  Chamarande info
–  La Plume Chamarandaise (parution annuelle)

Cartouches informatiques
Vous pouvez rapporter vos cartouches usagées à la mairie (recyclage par la Communauté de Communes)

Civisme
TONDEUSE A GAZON et TRAVAUX BRUYANTS EN EXTERIEUR
Interdits le dimanche et les jours fériés

CHIENS
Petits et grands, doivent rester constamment sous la vigilance et la maîtrise de leur propriétaire. Un accident peut arriver, même avec un animal calme.
Le service de distribution du courrier peut-être interrompu si les services postaux estiment que les facteurs courent un risque.
Evitons les déjections canines aux abords des monuments ou sur les trottoirs qui elles aussi, outre les nuisances « visuelles » peuvent être source d’accidents.
Des distributeurs « point sachet » sont à disposition :
–  A la descente de l’église
–  Au monument aux morts
–  Près de la gare
–  A l’angle de la rue des Ecoles et de la Victoire
Rappel : la règlementation rend obligatoire le ramassage des déjections de son animal, vous risquez une amende de 35 € à 450 €.

STATIONNEMENT
Il est interdit devant les portails, les bateaux et en dehors des endroits matérialisés. Il n’est pas agréable de ne pas pouvoir rentrer ou sortir de chez soi, et dangereux d’être obligé de le faire avec une visibilité réduite.

ELAGAGE
Les branches qui avancent sur l’emprise des voies publiques doivent être coupées par les propriétaires ou les locataires riverains.

TROTTOIRS
Doivent être libres d’obstacles pour permettre le passage des piétons, des poussettes et des personnes handicapées. La descente sur la chaussée peut mettre leur sécurité en péril.
Même si le trottoir devant votre domicile ne vous appartient pas, certaines pratiques sont d’usage,
il est préconisé :
–  A l’automne, de retirer les feuilles mortes devant chez soi
–  En hiver, de dégager la neige et si possible de répandre du sel ou du sable.
Attention : en cas d’accident, vous pouvez être tenu pour responsable !

LOCATION DE SALLES
Réservée uniquement aux Chamarandais

La salle des fêtes comporte 2 salles à disposition des Chamarandais pour la location en fonction des disponibilités communales ou associatives.

La demande  pour une réservation est à effectuer par mail auprès de la mairie avec, la date souhaitée et vos coordonnées.
émail : mairiechamarande@orange.fr

Obligation : fournir un justificatif de domicile et une attestation d’assurance « responsabilité civile organisateur »

Tarif pour une journée
Grande salle + cuisine : 300 € (caution de 700 € + caution ménage de 50 €)
Petite salle + cuisine   : 170 € (caution de 320 € + caution ménage de 30 €)

Journée supplémentaire
Grande salle + cuisine : 100 €
Petite salle + cuisine   : 60 €

Capacité
Grande salle : 70 personnes
Petite salle    : 20 à 25 personnes

Le Conseil Municipal, les Commissions et Syndicats

Le Maire
Marie-Hélène JOLIVET-BEAL

1er Adjoint Patrick de LUCA
en charge des Finances

2ème Adjoint Rose-Marie MAUNY
en charge du Lien Social et du C.C.A.S.

3ème Adjoint Olivier LEJEUNE
en charge du Cadre de Vie

Conseillers Municipaux Délégués
Claude CARATIS en charge des Services Techniques et du Patrimoine
Gérard CHAIGNEAU en charge de l’Assainissement

Les Conseillers Municipaux
Isabelle BAETE
Isabelle BITLLER
Patricia DEPIN
Sandrine DUBOIS
Fernand GEORGES
Sabine MENIN
Alberto BECHI
Denis DARBLAY
Anne GUIHEUX

Les Commissions Municipales

Finances
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Vice-président : Patrick de LUCA
Membres : tous les membres du Conseil Municipal

Lien Social
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Vice-présidente : Rose-Marie MAUNY
Membres : Alberto BECHI, Claude CARATIS, Sandrine DUBOIS,  Patricia DEPIN

Cadre de Vie
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Vice-président : Olivier LEJEUNE
Membres : Isabelle BAETE, Alberto BECHI, Gérard CHAIGNEAU, Fernand GEORGES, Anne GUIHEUX,
Rose-Marie MAUNY, Sabine MENIN

Services Techniques et Patrimoine
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Vice-président: Claude CARATIS
Membres : sabelle BAETE, Isabelle BITLLER, Gérard CHAIGNEAU, Denis DARBLAY, Fernand GEORGES,
Olivier LEJEUNE

Scolaire
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Vice-présidente : Sandrine DUBOIS
Membres : Anne GUIHEUX, Olivier LEJEUNE

Appels d’Offres
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Titulaires : Gérard CHAIGNEAU, Denis DARBLAY, Patrick de LUCA
Suppléants : Claude CARATIS, Anne GUIHEUX

Révision des Listes Electorales
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Membres :

Délégués / Correspondants

Déléguée Pilote Agenda 21 : Sabine MENIN
Délégué  Accessibilité : Olivier LEJEUNE
Déléguée  Relation avec les Aînés : Patricia DEPIN
Délégué  Transports : Fernand GEORGES
Délégué  Sécurité Routière :
Délégué Sécurité des Biens et des Personnes : Fernand GEORGES
Correspondant défense : Fernand GEORGES

Organismes Extra-Municipaux

Centre Communal d’Action Sociale (CCAS)
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Vice-présidente : Rose-Marie MAUNY
Membres : Alberto BECHI, Claude CARATIS, Gérard CHAIGNEAU, Patricia DEPIN, Fernand GEORGES, Patrick de LUCA
Membres extérieurs : Maryse BARD, Liliane BLOT, Marie-Pierre LOUIS, François Peyramaure,  Janine SAVARINO

Caisse des Ecoles
Présidente : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL
Vice-président Elu :
Vice-président non Elu :
Membres :

Délégués aux Seins d’Organismes Extérieurs

Communauté de Communes : Entre Juine et Renarde
Titulaires : Marie-Hélène JOLIVET-BEAL, Patrick de LUCA (6ème vice-président de la CC en charge des Finances)

Conseillers Municipaux désignés au sein des Commissions :
Finances : Patrick DE LUCA, Denis DARBLAY
Enfance-Jeunesse/Développement Economique : Denis DARBLAY, Sandrine DUBOIS,
Anne GUIHEUX
Maintien à Domicile/Aménagement du Numérique : Rose-Marie MAUNY
Aménagement de l’espace/Sécurité : Olivier LEJEUNE, Sabine MENIN
Communication/Culture : Rose-Marie MAUNY
Déchets Ménagers/Eau & Assainissement :
Travaux : Claude CARATIS, Gérard CHAIGNEAU
CLET : Denis DARBLAY, Marie-Hélène JOLIVET-BEAL

Relation  le Domaine  Départemental
Marie-Hélène JOLIVET-BEAL, Olivier LEJEUNE

Associations et Syndicats

Association Intercommunale de Maintien à Domicile (AIMD)
Titulaires : Patricia DEPIN, Rose-Marie MAUNY
Suppléants : Alberto BECHI, Marie-Hélène JOLIVET-BEAL

Syndicat Intercommunal pour la Construction et la Gestion de la Gendarmerie
Titulaires : Claude CARATIS, Patrick de LUCA
Suppléants : Olivier LEJEUNE, Rose-Marie MAUNY

Syndicat Intercommunal des Eaux de la Vallée de la Juine
Titulaires : Olivier LEJEUNE,
Suppléantes : Isabelle BITLLER, Fernand GEORGES

Syndicat Intercommunal pour l’aménagement de la rivière Juine et de ses affluents
Titulaires : Olivier LEJEUNE, Gérard CHAIGNEAU
Suppléantes : Isabelle BITLLER, Marie-Hélène JOLIVET-BEAL

Syndicat Mixte d’Aménagement et de Gestion du Parc Naturel Régional du Gâtinais Français
Titulaires : Olivier LEJEUNE, Patrick de LUCA
Suppléants : Claude CARATIS, Rose-Marie MAUNY

Syndicat Intercommunal du Gâtinais pour l’Electricité en Île-de-France
Titulaires : Claude CARATIS,
Suppléants : Olivier LEJEUNE, Marie-Hélène JOLIVET-BEAL

Syndicat Intercommunal pour la Valorisation des Déchets et Ordures Ménagères (SIREDOM)
Titulaire : Rose-Marie MAUNY
Suppléants : Anne GUIHEUX, Patrick de LUCA,

La Commune

La vie de CHAMARANDE est intimement liée à l’histoire et à l’environnement.
Entouré de forets qui sont le lieu de promenade de nombreux Franciliens , on y trouve surtout un domaine remarquable avec un château du 17ème siècle dans un parc de 98 hectares.
Il est à la fois la mémoire de notre département avec la présence des archives départementales, et un lieu de vie au travers du centre culturel d’art contemporain et des diverses manifestations qui y sont organisées
Il est le parfait un symbole de la transition entre passé, présent et avenir.

Un peu d’histoire
Un premier château aurait été établi au lieu dit « Bonnes » (nom issu d’un certain Ursio de Bonnis), vers 811 par Arteld, frère du biographe de Charlemagne, Eginhard. Toutefois, les fouilles effectuées établissent que le lieu ne fût jamais fortifié.

En 1654, Pierre Mérault, secrétaire du roi Louis XIV acquiert le domaine et fait construire le château actuel par l’architecte Nicolas de l’Espine.

Le domaine vendu en 1684 à Clair Gilbert d’Ornaison de Chamarande, premier valet de chambre du roi Louis XIV  reçoit en 1685 par lettres patentes de Louis XIV le droit d’ériger Bonnes en comté de CHAMARANDE.
Louis de Talaru marquis de Chalmazel hérite du domaine en 1737, il agrandit la seigneurie et fait transformer le parc par l’architecte Contant d’Ivry. Celui-ci dessine le jeu de l’oie, édifie l’auditoire,  le pavillon de chasse et l’orangerie et réaménage le décor intérieur du château. Sous la révolution, Louis-Justin-Marie, marquis de Talaru, remet en état le domaine restitué à sa famille et fait dessiner le parc à l’anglaise.

A partir de 1857, le propriétaire Jean-Gilbert-Victor Fialin, duc de Persigny, ministre de l’intérieur de Napoléon III  réalise de nombreux aménagements ; une galerie au rez-de-chaussée du château, le mur d’enceinte du domaine, dote la chapelle d’élégants vitraux, achève la transformation du parc à  l’anglaise. De nouvelles dépendances sont édifiées ; une ferme, des étables, une bergerie, une volière, un chenil, une glacière et un jardin d’hiver. Il fait construire pour le village une mairie-école et la gare du Paris/Orléans.

En 1876, le château est acquis par Aristide Boucicaut, fondateur du Bon Marché, qui fait aménager une salle à manger des chasses dans le goût Renaissance. Après 1913, la cascade est ornée de copies des statues des fleuves du parc de Versailles. Sa veuve épouse en secondes noces le Docteur Marie-Joseph-Laurent Amodru qui demeurera châtelain et maire de Chamarande jusqu’en 1922.

Un autre point, moins connu est,  que de 1923 à 1951, le château fût un haut lieu de formation du Scoutisme en France (la formation des responsables territoriaux des Scouts et Guides de France s’appelle toujours le « Cham » en référence à CHAMARANDE

En 1957, le dernier propriétaire privé est Auguste Mione, président de « la Construction moderne Française » avant le rachat du domaine en 1978 par le Conseil Général de l’Essonne qui depuis œuvre à la restauration de cet ensemble architectural et à la mise en valeur des 98 hectares du parc.
© Antoine LEBAS

Laurent AMODRU

Né à St Vallier (Drome) le 9 octobre 1849, mort à Chamarande le 27 avril 1930. Député de Seine et Oise de 1893 à 1910 et de 1914 à 1928.
A près avoir terminé ses études secondaires, Laurent Amodru s’inscrivit à la Faculté de Médecine de Paris où il réussit brillamment. Il se spécialisa dans l’étude de la législation médicale.
Il épousa en 1881 Mme Alice Ybert, veuve de M. Antony-Aristide Boucicaut (Fils du créateur du « Bon Marché »). A la mort de celle-ci, le 10 mai 1921 il devint propriétaire du château de Chamarande.

Le 22 décembre 1922, le Docteur Amodru revend tous les biens hérité de Mme Ybert à Mme Marthe Céline Stéphanie Derveaux (Veuve de M. Jules Eugène André Thome) né le 9 décembre 1883 à Codé sur Escaut.
Mme Thome n’aura la jouissance de la totalité de ses biens qu’à compter du jour de décès de M. Amodru, celui-ci s’en réservant l’usufruit.
Propriétaire du Chateau de Chamarande, le Docteur Amodru posa sa candidature au conseil municipal de cette commune, fut élu, en devient maire en 1880 et le demeura jusqu’à sa mort.

En 1886, il se fit élire Conseiller Général du canton de la Ferté-Alais qui lui renouvela son mandat régulièrement. Par deux fois ses collègues lui donnèrent la présidence de l’assemblée départementale, de 1901 à 1908 et de 1920 à 1922.
Sous son active administration une impulsion nouvelle fut donné aux travaux de voirie sur la commune de Chamarande dont il paya de ses deniers une partie de la dépense; Il fera don à la commune du terrain où sera édifié le monument aux morts et participera, largement à son financement.
Il se préoccupa plus particulièrement du sort des malades et blessés nécessiteux des communes dépourvus d’hôpitaux. Aux élections législatives des 20 aout et 3 septembre 1893, il fut élu député de la circonscription d’Etampes au 2ème tour de scrutin.
Il se fit remarquer à la Chambre par diverses interventions concernant notamment : l’assainissement de Paris et de la Seine. Réélu dans la même circonscription aux élections générales du 8 mai 1898 au 1er tour de scrutin.
Il demanda en 1900 le doublement des voies de chemin de fer entre Brétigny et Etampes et exposa en 1901 les mesures qui selon lui devaient être prises pour lutter contre la tuberculose. Il ne se représenta pas aux élections de 1928 et mourut le 27 avril 1930 dans sa propriété de Chamarande.

Un buste du Docteur Amodru trône dans la Salle du Conseil de la commune de Chamarande.

Maurice ARNOUX

Maurice ARNOUX est né le 7 septembre 1895 à Montrouge. Son père, d’origine franc-comtoise, est secrétaire de section au Conseil d’Etat.

Tout petit, Maurice montre un intérêt certain pour la construction mécanique et le mouvement des machines. A 13 ans un spectacle le marquera particulièrement, c’est le premier vol de Paulhan en 1908. Il vient de trouver sa vocation. Jusqu’à l’âge de 16 ans, Maurice poursuit ses études au lycée Michelet à Vanves. Dès qu’il le peut, il quitte le lycée et commence des études spéciales à l’école d’électricité et de mécanique industrielle de la rue Violet à Paris. En 1912, il a alors 17 ans, il connaît une grande joie : un baptême de l’air qui ne fait que le renforcer dans sa vocation. Deux ans plus tard, c’est la guerre. La « Grande guerre ». Maurice ne songe qu’à une chose, s’engager. Malheureusement il est déclaré inapte pour « mauvais fonctionnement du coeur ». Il n’accepte pas ce diagnostic, il ne renonce pas, alors il se débrouille, et il réussit à se faire affecter au 2ème groupe d’aviation stationné près de Lyon.

Le 1er mars 1915 il est affecté à l’escadrille M.F. 99 et est désigné comme conducteur-mécanique d’un des pionniers de l’aviation : Louis Paulhan. Ils sont envoyés dans les Balkans où ils passent une quinzaine de jours à la frontière roumaine. Rentré en France en 1916, Maurice fait sa demande pour être élève-pilote. Le 18 février son dossier est accepté et il est affecté à la 4ème compagnie à Dijon. Après examen, le voilà désigné pour l’école d’Etampes. Il est breveté pilote, son rêve désormais, voler dans le ciel de Verdun. Il sera exaucé. Et il connaîtra, au-dessus des tranchées ennemies, son baptême du feu. Affecté à l’escadrille de chasse « Nieuport 49″ il accumule les citations. Il obtient la Médaille militaire, la Croix de guerre et est fait Chevalier de la Légion d’Honneur. Après la guerre il se marie à trois enfants et devient industriel à Montrouge, il crée aussi dans cette ville un aéro-club. Il participe à de nombreuses courses et bat de nombreux record (coupe Dunlop, Zénith et record d’altitude).

En 1939, à la mort de son père, il est élu Maire de Chamarande. Aimé et apprécié il montrera dans la gestion de sa commune autant de courage que celle qu’il affiche dans le ciel. Quand la guerre est déclarée, Maurice rejoint son poste de mobilisation au 3ème groupe d’aviation de chasse. En juin 1940 Maurice Arnoux est décoré de la Croix de guerre avec palme, elle vient coiffer celle de 14-18. Quelques jours plus tard, il est cité à l’ordre de l’armée. Le 6 juin 1940, vers seize heures, le Morane 406 CN 132 d’Arnoux passe en rase-motte au-dessus d’Angivillers (Oise). En direction de sept chasseurs ennemis. Une lutte inégale. Elle durera plus de dix minutes pourtant. Sans doute sérieusement blessé, Arnoux a piqué vers le sol, train d’atterrissage sorti, pour essayer de se poser… En vain : le Morane, après avoir touché une petite colline, ira s’écraser dans un champ. Les sept chasseurs ennemis viendront parachever leur œuvre en mitraillant les pauvres restes.

Sa dernière citation a titre posthume :
 » Officier d’élite et aviateur prestigieux, mort pour la France en combat aérien après avoir servi l’aviation et son pays de façon éclatante. Cité huit fois à l’ordre pendant la guerre de 14-18, devient en temps de paix, dans les compétitions internationales, un pilote de réputation mondiale. Ayant repris, en 1939, sa place dans un groupe de chasse, fit l’admiration de ses camarades plus jeunes par ses hautes vertus morales et sa remarquable virtuosité professionnelle. Trouva le 6 juin 1940 une mort glorieuse dans un combat inégal contre sept adversaires donnant à une carrière exceptionnelle le couronnement d’une fin chevaleresque ».

La Mairie

La loi Guizot ayant, en 1833, contraint chaque commune à disposer d’un local spécifique pour l’enseignement primaire et à prévoir un logement pour l’instituteur, la commune de Chamarande installe alors son école dans une maison particulière (face au Café des Sports) peu adaptée à cet usage, qui fait occasionnellement office de mairie.

En 1863, le maire acquiert une parcelle destinée à assurer un accès public à la nouvelle gare, et à y installer une mairie-école. En 1864, il saisit l’opportunité d’acheter une maison sur la place centrale du village, avec une parcelle permettant d’installer aisément mairie et école primaire.

Cette opportunité s’accompagne d’un concours de circonstances particulièrement favorables qui, seul, peut justifier la construction d’une mairie dans un modeste village alors qu’il faudra la loi républicaine de 1884 pour amener toutes les communes de France à s’en doter. En effet, le duc de Persigny, châtelain de Chamarande depuis 1857 et ministre de l’intérieur de Napoléon III, a fait accorder à la commune une subvention de 35.000 Frs. Mais Persigny, bien que démis de ses fonctions en novembre 1863, demeure un proche de l’empereur, garde de solides relations au ministère et a, désormais, tout loisir de s’intéresser à sa commune et d’y favoriser l’érection d’une mairie-école. Il confie donc le chantier à l’architecte Jean-Baptiste-Marie Pigny.

La construction d’une mairie-école fait alors l’objet de prescriptions précises assorties de plans-types proportionnés à l’ampleur de la population locale qui sert de base au calcul des subventions publiques. Pour faciliter la tâche des maires et des architectes, des recueils de modèles leurs sont proposés comme celui de Félix Narjoux ou celui de César Pompée.
Le parti adopté pour la mairie de Chamarande n’est guère éloigné du modèle proposé par Félix Narjoux pour les communes de moins de 500 habitants. Sur le terrain libéré par la démolition de la maison achetée, l’architecte dispose de deux corps de bâtiments. Donnant sur la place, la mairie, de plan massif, possède quatre pièces sur chacun des deux niveaux : le rez-de-chaussée est partagé entre les deux pièces attribuées au secrétariat de la mairie et celles réservées au logement de l’instituteur qui y dispose d’une cuisine et d’une salle à manger, tandis qu’à l’étage se trouvent quatre chambres.

L’école, implantée sur l’arrière de la mairie et située en rez-de-chaussée, ne dispose que d’une salle de classe rassemblant sous l’autorité d’un seul maître tous les niveaux scolaires. On accède à l’école par une porte ménagée sur le côté de la mairie et donnant dans une courette sur laquelle ouvre la classe qui donne, d’autre part, sur une cour de récréation entièrement close de murs.

Les murs de meulière et silex sont couverts d’un enduit, les bossages et saillies extérieures de plâtre à joints gravés imitant la brique de façon à rappeler l’architecture du château. La mairie est couverte d’ardoises d’Angers tandis que l’école reçoit des tuiles plates de Folleville.

Les travaux commencés en 1865, s’achèvent en janvier 1868 ; ils auront coûté 24 957 francs et 84 centimes, dont 8 000 francs d’achat du terrain et 14 626 francs de construction proprement dite. L’école, enfin, doit s’équiper de mobilier et fournitures scolaires qu’elle commande auprès de la Librairie Charles Delagrave.
Suivant les prescriptions de 1871, la mairie achète en 1877 au sculpteur A. Picchi un buste de Marianne, de plâtre moulé, (modèle n°2) dont la représentation peu compromettante, tout comme son coût modéré (facturée 30 francs) séduisent nombre d’élus.
© Antoine LEBAS